Date de naissance : 1956 à Pozzaglio (Cremona)

Biographie

Né en 1956 à Pozzaglio, village proche de Crémone, c’est par son père Giulio, restaurateur de meubles talentueux, qu’Ivano CONTI développe très tôt son intérêt pour le travail du bois.

En 1971, il intègre l’Istituto Professionale per l’Artigianato Liutario e del Legno de Crémone, qui forme architectes d’intérieur, ébénistes et luthiers.
La première année regroupe les élèves des trois disciplines, et Ivano, qui pense alors devenir ébéniste, est remarqué par Francesco BISSOLOTTI, en charge de la formation. Séduit par les qualités techniques du jeune élève, BISSOLOTTI le convainc de se consacrer à la lutherie.

Il faut se souvenir combien la lutherie était alors peu représentée, ni même populaire, dans l’Italie des années 1970 pour comprendre l’étonnement de Giulio lorsqu’il apprend la nouvelle orientation professionnelle de son fils : « Luthier ! Mais quel est ce métier ? »

Dès sa deuxième année d’étude, Ivano installe un atelier à Robecco d’Oglio, dans une ancienne écurie mise à sa disposition par l’oncle de sa mère. Là, il met en œuvre et expérimente ce qu’il apprend durant ses cours, construit ses premiers violons et commence à les vendre, généralement en blanc, à des luthiers installés ou à des marchands.

Rapidement, il réalise aussi quelques ventes à des élèves du conservatoire de Brescia. C’est ainsi que Valerio Pappallardo, qui y enseigne le violon, découvre ses instruments et lui passe une première commande, et que sa collègue, Anna Bonomelli, l’année suivante, commence à lui adresser ses élèves. Ces deux rencontres marquent une étape décisive dans sa jeune carrière.

Diplômé en 1975 sous la direction de G.B. MORASSI, Ivano CONTI s’établit en 1977 dans un appartement en rez-de-chaussée, 24, via Bonomelli, au cœur de la vieille ville de Crémone.
C’est par hasard qu’il découvre l’atelier de Bruno TOSONI, sculpteur sur bois. Ses arrêts fréquents devant la vitrine de l’atelier attirent l’attention du maître qui, curieux de ce manège, l’invite à entrer et, sensible à la personnalité du jeune luthier, le prend pour élève et collaborateur. Ivano pratiquera la sculpture parallèlement à la lutherie jusqu’en 1980.

Si, durant ces années crémonaises, l’essentiel de sa production est consacré à la lutherie classique, sa rencontre avec l’association AMIS de Côme (1) lui offre l’occasion d’entrer en relation avec le monde de la musique baroque, cette rencontre donnant naissance à une production dédiée à ce répertoire. C’est aussi à cette époque qu’il fait la connaissance d’Andrew DIPPER, qui jouera plus tard un rôle important dans ce domaine.

En 1981, il épouse Catherine RENATI, rencontrée durant ses études. Le jeune couple s’installe alors aux Bayards (Suisse), dans la maison des parents de Catherine.

En janvier 1987 Ivano va se souvenir de son premier contact avec Andrew DIPPER, lorsqu’on lui demande de restaurer une viole de gambe. DIPPER, contacté pour lui demander conseil, lui propose de le rejoindre dans son atelier de Taynton afin d’y effectuer les travaux conjointement. De ce séjour, Ivano revient conforté dans son goût pour les instruments baroques, dont il construira par la suite plusieurs exemplaires.

La restauration et le réglage des instruments classiques, il les pratiquera auprès de Gimpel SOLOMON.
Pour la connaissance des instruments et des archets, c’est Jean WERRO, expert reconnu, qu’il visitera régulièrement dans son atelier de Berne et qui l’aidera généreusement de ses conseils.
Enfin, ses rencontres avec Wilfred HAKOUNE, ainsi que Jean-Paul et Pascal LAUXERROIS seront déterminantes dans sa formation d’archetier.

Le 1er décembre 1987, Ivano CONTI ouvre son atelier au 24, Münstergasse, à Berne.

Travaux
Les productions d’Ivano CONTI se distinguent autant par leur variété que par les modèles dont elles s’inspirent, qu’il s’agisse d’instruments ou d’archets (voir Archives).
Violons, altos et violoncelles y côtoient luths, théorbes, chitarroni, guitares baroques et romantiques, violes de gambe et violes d’amour.
Si, dès la période crémonaise, son intérêt pour les instruments baroques se développe parallèlement à celui des instruments du quatuor, il se limitera, à partir de 1987 et de son installation à Berne, à un nombre restreint de pièces d’exception.
À ce jour, sa production s’élève à environ deux cent cinquante instruments, tous genres confondus.

Étiquettes et marque au fer

Ivano CONTI a utilisé à ce jour sept étiquettes différentes (voir Iconographie).
Selon les périodes, elles peuvent varier dans leur libellé, être datées ou non, et faire référence au modèle.
Certains instruments sont signés à la plume à l’intérieur, sur l’éclisse du bas, et peuvent également être marqués au fer.
Les archets sont marqués au fer sous la garniture. (voir Iconographie).

Sources
(1) AMIS : Antiquae musicae italicae studiosi
Ivano CONTI (2025) pour l'ensemble des informations.

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