Date de naissance : 1833 à Mirecourt (Vosges) Décès : 1885 à Paris (Ile de France)

Résumé

Surnommé le  "Tourte Moderne"

Biographie

Carrière
François Nicolas VOIRIN débute son apprentissage à MIRECOURT, à l'age de 12 ans, chez Jean SIMON frère de Nicolas SIMON, plus connu sous le nom de SIMON FR.

En 1885, artisan talentueux et archetier acccompli, il se rend à Paris pour rejoindre l'atelier de son célèbre petit-cousin,  Jean-Baptiste VUILLAUME où il aura le privilège de cotôyer les derniers grands archetiers de l'école de Peccatte. Si son travail est plus particulièrement influencé par celui de Pierre SIMON, il sera surtout sensible aux idées de Vuillaume, adoptant le modèle à hausse ronde, qu'il utilisera sans interruption durant ses 15 années de collaboration ( voir #2415)

Chez Vuillaume, VOIRIN va se trouver en charge de la fabrication des archets décorés, montés ivoire, écaille de tortue et or, ainsi que des archets avec micro-photo insérée dans la hausse. Il a aussi la responsabilité de la formation des jeunes apprentis et du contrôle de leur production. (1)
En 1867, à l'initiative de J.B. VUILLAUME, il présente ses archets à l'exposition Universelle de Paris où il obtient une Mention Honorable pour la qualité de son travail.

Le premier janvier 1870, F.N. VOIRIN quitte l'atelier de Vuillaume pour s'installer à son compte au 3 rue Bouloi. Dès 1872 il s'attache la collaboration de Louis THOMASSIN puis, en 1876, celle de Joseph- Alfred LAMY  Père.

En juin 1885, alors qu'il se rend chez GAND & BERNARDEL Frères pour présenter les archets qu'il a réalisés pour l'exposition Universelle d'Anvers, il est victime d'une attaque cérébrale qui entraine son décès. Louis THOMASSIN restera jusqu'en 1891, au service de sa veuve pour l'assister dans la conduite de l'atelier. (2)

Production
1870 marque une rupture dans la carrière de FN VOIRIN. Bien que continuant la production d'archets sur le modèle Vuillaume, VOIRIN poursuit et affirme une évolution commencée durant ses années de collaboration avec son Maître. À partir de cette date les têtes deviennent plus fines, plus "féminines" et le diamètre de la baguette est réduit  à l'approche de la tête. Ces caractéristiques iront en s'accentuant tout au long de sa carrière.

D'autre part, alors que la majorité des baguettes sont rondes, on trouve un nombre d'archets construits avec des baguettes octogonales, généralement d'une remarquable qualité. Pour le poids, à côté des archets correspondant  aux standards actuels, on trouve une quantité importante d'archets légers, "poids plumes" comme les caractérise C. RETFORD. (3)

En conclusion, nous dirons que VOIRIN a construit un pont entre l'archeterie du XIX° et celle du XX° siècle. 
À travers Alfred Joseph LAMY, son influence s'étend à la majorité des archetiers du premier quart du vingtième siècle. Relayée par Eugène SARTORY, Victor FÉTIQUE et Émile Auguste OUCHARD,  elle rayonne jusque dans les années 40, qui voient les archetiers Jules FÉTIQUE et André CHARDON initier un retour vers le modèle de Dominique PECCATTE.

Honneurs et Récompenses
- 1867 Exposition Universelle de Paris. Mention Honorable. (4)
- 1878 Exposition Universelle de Paris. Médaille d'argent. (4)
- 1885 Antwerp Universal Exhibition. Médaille d'Or (à titre posthume) (4)

Collaborateurs et successeurs
- HUSSON Charles Claude ( brièvement c. 1875)
- LAMY Alfred Joseph  (1876 à 1885)
- THOMASSIN Louis Joseph (1872 à 1891)

Sources
1 - (Millot S. 2006)
2 - (Millant - Raffin 2000)
3 - (William C. Retford, 1964)
4 - Tableaux des expositions de 1798 à 1900. Malou Haine. Avril 2008

 

 

 

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