Date de naissance : 1798 à Mirecourt (Vosges) Décès : 1875 à Paris (Ile-de-France)

Résumé

Certes de manière différente, mais sans conteste, Jean-Baptiste VUILLAUME occupe à côté de Nicolas LUPOT, une place de premier rang au sommet de la lutherie française.

Biographie

Carrière
  Issu d'une famille comprenant des luthiers jusqu'à la quatrième génération, J.B. VUILLAUME commence son apprentissage en 1813 auprès de son père Claude-François VUILLAUME IV.
En 1817, il entre dans l'atelier de Nicolas SIMOUTRE, à MIRECOURT, avant de venir à Paris en 1818 aider François CHANOT à la fabrication des violons en forme de guitare.

  En 1819, François CHANOT doit reprendre du service dans la marine.
« Avant de rejoindre son affectation, CHANOT, le 25 novembre 1819, établit un acord avec les négociants de MIRECOURT, LETE-SIMON et PAYONNE, pour assurer la continuation de la production et de la commercialisation de ses violons en forme de guitare ».

  Antoine LETE décède le 3 novembre, mais sa veuve Marguerite poursuit l'activité avec brio. Tandis que Marguerite gère le magasin de MIRECOURT, son gendre fait la navette entre MIRECOURT et Paris pour surveiller le magasin parisien où JB VUILLAUME est chargé de la production.

  En 1821, le fils d'Antoine LETE, Nicolas-Antoine, revient d'Amérique pour diriger l'entreprise. Sous sa direction, avec la collaboration de JB VUILLAUME, il poursuit un temps la production de violons en forme de guitare, avant de se lancer dans la fabrication de violons en copie des anciens maîtres. Un quatuor de ce type, construit par VUILLAUME, obtient une médaille d'argent à l'Exposition des Produits de l'industrie de Paris en 1823, confirmant le bien-fondé de cette décision. (1)

  Au cours de l'année 1825, une association LETE-VUILLAUME est créée qui sépare leurs activités respectives. A partir de cette date, la fabrication des instruments de la famille des violons est officiellement assurée par JB VUILLAUME, au 30 rue Croix des Petits Champs, dans l'ancien atelier de Nicolas LUPOT.
Cette association durera jusqu'en 1827, date à laquelle VUILLAUME expose sous son nom à l'Exposition des Produits de l'industrie de Paris, où il obtient une médaille d'argent à égalité avec Jacques-Pierre THIBOUT.

Atelier
En 1828, Jean-Baptiste VUILLAUME s'installe à son compte au 46, rue Croix des Petits Champs. C'est à partir de cette date qu'il commence à donner à ses instruments l'aspect des anciens violons crémonais. Il conservera cette adresse pendant trente ans, jusqu'à ce qu'il se retire en 1858 dans la propriété achetée en 1843, qu'il habite déjà depuis plusieurs années, au 3 rue Demours aux Ternes où il continuera à produire instruments et archets.

Travaux, étiquettes et marques au fer
Jean-Baptiste VUILLAUME a commencé à signer et à numéroter ses instruments dès 1823.
Les instruments portent généralement la petite marque « VUILLAUME », d'un centimètre de long, généralement apposée sur la table intérieure. En général, les instruments sont numérotés, mais ils peuvent aussi ne porter que l'étiquette du modèle d'après lequel ils ont été fabriqués.

J.B VUILLAUME a utilisé une étiquette manuscrite approximativement jusqu'au violon n° 30. Ensuite, on trouve trois étiquettes imprimées différentes deux, rue Croix des Petits Champs, la troisième au 3 rue Demours-Ternes.
De nombreux violons, en particulier les plus anciens, portent une signature à l'encre ou un autographe, avec les deux derniers chiffres de la date. On trouve également le numéro de fabrication, presque toujours placé au milieu du dos intérieur, proche de l'âme.

De 1830 à 1841, la signature et les numéros ne sont plus visibles. Seul son nom, marqué au fer avec la petite marque, est visible.
Après 1841, il signe et numérote à nouveau sa production.
Il est généralement admis que plus de trois mille instruments sont sortis de l'atelier de Jean-Baptiste Vuillaume.

Collaborateurs lutherie
- BAILLY Paul, (1864 to 1868) (2) - BARBÉ Jean-François (c.1851 to c.1860) (1)
- BARBÉ Télesphore (c.1860 - ?) (1)
- BLANCHARD Paul
- BUTHOD Charles (1831 to 1840) (1)
- BUTHOD Nicolas
- DARTE Auguste (c.1850 to ?) (2)
- DELANOY Alexandre (1867 to 1870) (2)
- DERAZEY Honoré (1830 to 1839) (2)
- GEMUNDER Georg (1843 to 1847) (2)
- GERMAIN Joseph Louis (1845 to 1850) (2)
- LOTTE Georges
- MAUCOTEL Charles Adolphe (1839 to 1844) (2)
- MERMILLOT Maurice (c.1855)
- NEUNER Ludwig, (1860 to 1867) (2)
- PACHEREL Pierre (? to 1839) (1)
- SILVESTRE Hippolyte (1827 to 1831) (2)
- SIMONIN Charles ( 1835 to 1841) (1)
- VUILLAUME Nicolas (1832 to 1841) (2) - VUILLAUME Nicolas-François (1825 to 1828), (1)
- VUILLAUME Sébastien (nephew). (1853 to ? ) (2)

Collaborateurs archèterie
- BAUSH Ludwig-Christian,
- FONCLAUSE Claude Joseph,
- HUSSON Charles Claude (c.1873-1875)
- HENRY Joseph
- JACOBSEN Thomas,
- LENOBLE Auguste,
- LIEBICH II Ernst,
- MALINE Guillaume,
- MARTIN Jean-Joseph (1858 to 1863) (2)
- NURNBERGER Johann Christoph,
- PECCATTE Charles (1865 to 1870) (1)
- PECCATTE Dominique,
- PECCATTE François,
- PERSOIT Jean, Pierre, Marie,
- POIRSON Justin,
- PFREFTSCHNER Hermann.
- SIMON Pierre (1840 to 1844 or 1847) (1)
- VOIRIN Joseph
- VOIRIN François Nicolas. (1852 to 1870) (1)

Honneurs et récompenses
- 1827, Médaille d'argent. Exposition Industrielle de Paris.
- 1834, Médaille d' argent. Exposition de Paris.
- 1844 et 1849, médaille d'Or. Exposition Industrielle de Paris.
- 1851, Council medal. Exposition Industrielle de Londres..
- 1855, Médaille d'or. Exposition universelle de Paris.

Sources
1 - (Millot S. 2006)
2 - (MILLANT Roger. 1972)
(Les références complètes des publications citées sont disponibles dans la section « Bibliographie »)

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