Date de naissance : 1720 à Paris (Ile-de-France) ? Décès : 1785 à Paris (Ile-de-France)

Résumé

François LEJEUNE est certainement l'un des derniers grands maîtres de l'école française de violon du XVIIIe siècle pouvant être rattaché à l'école "Vieux Paris".
Si certains ont souligné le manque de personnalité et le peu d'intérêt pour l'innovation dans l'œuvre de François LEJEUNE, nous préférons penser que son œuvre a honoré l'héritage de son maître et professeur, Louis GUERSAN, dont LEJEUNE a été le plus fidèle disciple.

Biographie

Carrière professionnelle
Les liens qui relient François LEJEUNE à Louis GUERSAN sont tout autant professionnels que familiaux.
Ayant grandi à Paris dans le quartier où vivait et travaillait Louis GUERSAN, François LEJEUNE a certainement fréquenté son atelier dès le plus jeune âge et c'est chez ce luthier que, très tôt, il va effectuer son apprentissage.
En 1744, apprentissage terminé, François épouse la nièce de Louis GUERSAN, Anne-Marguerite LECUYER. Huit enfants naîtront de ce mariage, cinq garçons et trois filles. Des cinq garçons, quatre deviendront luthiers.
En 1749, François LEJEUNE établit son propre atelier rue de la Juiverie à Paris.

Travaux
François LEJEUNE peut être considéré comme l'un des principaux disciples de Louis GUERSAN.
Ses modèles sont proches de ceux de GUERSAN et tout particulièrement son vernis. Outre les violons, altos et violoncelles, la production de François LEJEUNE comprend des violes, des guitares, des pochettes, des vielles et des harpes.

Atelier
L'atelier de LEJEUNE était situé rue de la Juiverie, à Paris. D'abord au sud de cette rue, dans le quartier de Saint-Germain-le-Vieux, puis dans le quartier de Saint-Pierre des Arcis.
La boutique de LEJEUNE avait pour enseigne "la Harpe Royale", instrument que l'on retrouve parfois imprimé sur ses étiquettes.

Honneurs et récompenses
1764 Juré de la corporation des luthiers.

Collaborateurs et successeurs
François LEJEUNE a formé quatre de ses fils à la lutherie. Curieusement, aucun d'entre eux ne reprit l'atelier de leur père. Pourtant, par un véritable coup du sort, le propriétaire de la maison la vendit quelques années avant la mort de LEJEUNE à un luthier Antoine FOUQUET, dit "LECOMTE".
A la mort de François LEJEUNE, FOUQUET commença à louer la maison à Jacques LAFLEUR qui devint le célèbre archetier que nous connaissons aujourd'hui. Le bâtiment est ainsi resté un centre actif de la facture du violon.

Sources
- Documents Inédits sur les Luthiers Parisiens du XVIII° siècle. Sylvette MILLIOT
- Dictionnaire Universel des Luthiers. René VANNES.
- La Lutherie Parisienne. Tome II. Sylvette MILLIOT
- Instrumentistes et Luthiers Parisiens XVII° - XIX° siècle Ouvrage dirigé par Florence GÉTREAU
(Des références de publications plus spécifiques sont disponibles dans notre section Bibliographie.)

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